PASCAL AMBOURT

Ne tournons pas autour du pot ouvert, Pascal Ambourt est un travesti : il s’habille avec des vêtements féminins. Élevé dans les monts auvergnats, Pascal a compris là-bas qu’il fallait laisser libre cours à la vie, aux envies, à la nature humaine.

Sa mère, Martine, l’a élevé seule dans la ferme qu’elle avait hérité de son mari décédé pendant un match de rugby (mort étouffé dans une mêlée trop vigoureuse). Il a toujours été fasciné par les couleurs, la légèreté et l’excitation des robes, des bas, des chapeaux… que portent les femmes.

Il a évité les sarcasmes que peut subir celui qui a un tel comportement par l’attachement qu’il provoque instantanément. L’adolescence a donc constitué le moment de l’affirmation de ses travestissements. Jamais lycée ne connaîtra un silence semblable à ce jour où il vint pour la première fois habillé en paysanne du 19ème siècle

Au fur et à mesure, les élèves et les professeurs l’attendaient pour découvrir ses nouvelles tenues (Wonderwoman, infirmière, danseuse étoile, la dame blanche etc. tout y passe). Sa présence inspire la tolérance.

Il a donc une vie sociale très riche : il travaille dans le secteur en plein essor de la boulonnerie octogonale (la seule vraie boulonnerie pour les puristes), il va à l’Opéra municipal de Clermont Ferrand, il joue au rugby au club de son village.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, travesti ne rime pas avec homosexuel. Pascal cherche donc la femme de ses rêves, celle qui acceptera son gout par l’habillement féminin. C’est pour cela qu’il arpente les speed dating à la recherche de cet amour impossible.

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