Un dossier choc du New Revue of the World sur le F.R.L.D !

Le Front de Résistance des Libertés à Domicile milite pour la révolution « indoor »

Chers fidèles lecteurs du New Revue of the world, j’ai effectué l’interview du siècle. Je suis le premier à avoir rencontré les leaders du Front de Résistance des Libertés à Domicile dont je vais vous présenter aujourd’hui les idéaux.

Prenez garde, la révolution du troisième millénaire est lancée.

La pantoufle, symbole de résistance

Elle ne se réalise pas dehors mais « en dedans », ou plus exactement chez soi : dans son canapé, sur ses toilettes, dans sa cuisine… au travers des petits actes de la vie quotidienne.

Elle n’a pas de doctrine. Elle ne cherche pas à prendre le pouvoir. Elle s’appuie simplement sur une démarche libératrice issue de l’expression émancipatrice.

Elle s’accomplit uniquement dans son intérieur (« at home » ou « indoor » comme le précise la branche anglo-saxonne). Elle ne situe pas « contre » mais dans le « tout » résultat de la confrontation perpétuelle entre « le multiple et l’unique ». Elle apparaît principalement dans « le rien, le néant » et pour les extrémistes « dans le banal ». Le FRLD soutient qu’« est révolutionnaire tout ce qui est exprimé comme tel ». Quelques dissidents extrémistes regroupés dans un groupuscule anonyme évoquent le concept de « militantisme personnalisé à domicile ».

photomontage des Bombes Akomik

L'arrestation d'un FRLDiste

En se basant sur le principe du Docteur Follamouche admis par tous, l’homme et la femme se réalisent d’abord dans les WC, dans le jardin, dans le grenier, dans le garage… car dans son logement, l’être humain se veut libre : Faire pipi dans ses toilettes quand on le souhaite représente un des actes fondateurs de l’affirmation de sa liberté. Mais ce qu’apporte le FRLD, c’est de le revendiquer comme révolutionnaire. Chacun d’entre nous a la possibilité choisir de devenir ou non révolutionnaire. Faire la révolution à la maison, c’est d’abord faire quelque chose de commun pour la qualifier de révolutionnaire. Chez soi, l’acte révolutionnaire devient une activité domestique tout comme faire la vaisselle ou le ménage…

Décrivons le processus de la révolution à domicile : il ne s’agit pas seulement de s’ennuyer chez soi un dimanche (donc « agir »), mais d’avoir aussi l’idée de s’ennuyer (ici « analyser ») et par déduction, prendre conscience de son bon droit de s’ennuyer (« se penser ») et l’affirmer c’est se libérer (« lutter ») ce qui conduit à la révolution domestique (« s’émanciper »). C’est ici que le FRLD rénove la pensée politique. A sa maison, être libre, c’est avoir lutté seul dans son salon par l’expression spontanée de son bon droit.

Les adeptes toujours plus nombreux !

Dorénavant, le mouvement souhaite se propager. Dans quelques jours, il va entamer une campagne de propagande afin que la révolution s’élargisse à l’ensemble des foyers. Vous y verrez les principaux leaders faire acte de révolution domestique. Maintenant vous ne serez plus révolutionnaire sans le savoir. Et comme le dit un des représentants du FRLD, « the révolution indoor, a modern politics for your house ».

John Mc Ferlaine, pour le New Revue of the World

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