Conseil n°18 : Exploitez le pouvoir insoupçonné des crottes de nez

des tentations bien légitimes

des tentations bien légitimes !

Les temps qui arrivent sont sombres, avouons-le. Celui qui prétendrait le contraire pourrait aisément être taxé d’original. Il n’est en effet pas un jour sans que la crise ne vienne frapper du poing à la porte de nos économies. Qu’ils sont loin les « Souvenirs d’un Temps-Jadis » ou l’on utilisait les billets de banque pour faire des avions de papier, pour se moucher ou s’essuyer les parties honteuses après un passage aux water-closet.
La France, mauvaise élève, va rentrer chez elle pour les fêtes de fin d’année la tête basse, avec, dans son cartable, une mauvaise note bien méritée. L’impact de ce mauvais résultat se ressent dors et déjà dans chacun de nos foyers.
En Grand observateur de l’humain, le Docteur Follamouche n’a pu manquer ce tournant pris en quelques années, comme il nous le confie au retour de sa conférence sur la création de sucs digestifs-graphiques :

Il y a quelques années on entendait à cette époque de l’année, en se promenant dans les rayons, des remarques telles que « Chouette, c’est Noël, on va pouvoir dépenser sans compter », « Ce truc est cher et ne me servira pas, mais, après tout, c’est pas Noël tous les jours ! » alors qu’aujourd’hui on entends plutôt « pour cette télé, Noël ou pas, on va devoir revendre le petit dernier !

Avec une prestance incroyable, l’homme de science rajoute :

Je suis médecin, pas économiste. Mais devant le manque de solution de ces derniers, je me dois d’agir, en tant qu’homme parmi les hommes. Je me dois d’aider mon prochain dans la mesure de mes possibilités qui sont, à vrai dire, assez étonnantes.

Et de sortir de sa poche un petit manuscrit sobrement intitulé « De l’usage des crottes de nez en période de crise »
Le demi-Dieu de la santé nous confie sa volonté de mettre sur le marché ce document d’une quarantaine de pages pour les fêtes de fin d’année, et nous éclaire sur son contenu. Il s’agit en fait d’une foule de gestes quotidiens qui réduisent les dépenses par la pratique quotidienne de la crotte de nez, selon lui l’un des mucus les plus interessants sur terre.

Crottes de nez exploitées

récupération Manuelle

Vous n’imaginez pas encore tout ce qu’on peut faire avec les déjections de notre protubérance respiratoire : Nous pouvons coller un poster au mur, en remplacement de la Patofix®, cette matière offre également une excellente alternative au caoutchouc en cas de syndrome du trou dans la chaussure, On peut l’utiliser comme appât pour épargner ces pauvres lombrics lors d’une partie de pêche, on peut aussi éviter l’achat de pâte à modeler pour le petit dernier grâce à l’aspect malléable de cette matière… les applications sont nombreuses et ces petites économies de la vie courante à prendre en considération. Dans ce receuil de conseils avisés, j’ai mis tout mon amour de la race humaine. Il est d’ailleurs préfacé par mon cousin au 2ème degré du côté de ma mère, Bernard Henry Lévy.

Quand on le questionne sur la relative « minceur » de ce fascicule, le chef de file de l’humanisme médical ne se vexe pas, et nous confie, légèrement amusé :

Il est évident que l’application des crottes de nez peut aller bien au dela de l’économie de petits bouts de chandelles. Je travaille sur des sujets plus grandioses dont je ne peux vous parler pour l’instant. Je dirais juste qu’on sous-estime le pouvoir isolant de cette matière : On pourrait la retrouver sous peu dans des équipements inattendus

Cette dernière remarque est-elle à mettre en parallèle avec la récente collaboration de l’Homme avec L’écurie McLoren pour le développement de leur moteur révolutionnaire, ou encore avec la conception du nouveau satellite XP-18, appelé « Armageddon » ? Un pont entre médecine et ingénierie ?

Je dois vous laisser, j’ai tournoi d’Ultimate Fighting

Nous n’en saurons pas plus sur les projets de l’homme de toutes les sciences qui, en ces temps difficiles, a tout pour devenir la figure de proue d’un nouveau siècle des lumières.
« De l’usage des crottes de nez en période de crise », 43 pages, Editions Flamarion. 43E

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